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Normandy 4 Good. Dattissime veut valoriser les noyaux de dattes pour l’industrie cosmétique
Normandy 4 Good. Dattissime veut valoriser les noyaux de dattes pour l’industrie cosmétique
Car pour Jamel Djeghidel, la datte est d’abord une histoire de famille. Depuis le XIX e siècle, elle la cultive aux portes du désert, près de Biskra, au sud-est d’Alger. Lui-même a repris l’exploitation familiale d’une trentaine d’hectares et a fondé, en 2016, une première entreprise, Paris Biskra. Il commercialise le fruit sous la marque « Au Royaume des dattes », au rythme d’environ 100 tonnes par an. Fort d’une formation à L’École supérieure de commerce de Paris (ESCP) Madrid, avec un master spécialisé en entrepreneuriat sociétal, il crée aussi une coopérative, certifiée « bio », avec une capacité de production de 2 500 tonnes par an. Et depuis 2017, Jamel Djeghidel vise à revaloriser les noyaux de ces fruits pour « apporter un complément de revenus aux producteurs locaux, et dans un circuit court ». Tel est le projet de la société Dattissime, basée au Havre, « un port idéal pour l’importation et l’exportation des produits ». Des huiles « idéales pour les produits cosmétiques » Le principe est innovant : il s’agit de dénoyauter les dattes, récupérer les noyaux et d’en extraire des huiles par différents procédés, en cours de tests, comme le pressage à froid. Les huiles, riches en antioxydants (« vingt fois plus que l’huile d’argan ») et en acides gras sont « idéales pour des produits cosmétiques haut de gamme. Les tourteaux seront récupérés pour l’alimentation animale, les fibres protéines restantes destinées à l’industrie agroalimentaire ». Enfin, le résidu final serait valorisé à des fins biotechnologiques, « assurant ainsi une utilisation complète et durable de la ressource ». Pas moins de « 150 000 tonnes pourraient ainsi être valorisées avec les dattes d’Algérie ». Jamel Djeghidel développe le projet et teste les procédés avec différents laboratoires spécialisés dans chaque étape : Carnot I2C et 3BCar, Cobra et UniLaSalle à Rouen, le centre technique industriel spécialisé dans le domaine des corps gras (Iterg) de Bordeaux, le laboratoire de génie chimique de Toulouse TWB (Toulouse White Biotechnology)… Le chef d’entreprise, âgé de 39 ans, est accompagné des incubateurs Normandie Incubation, Village by CA Normandie et la CCI Île-de-France. Il poursuit sa recherche de partenaires industriels, avec son objectif : industrialiser le procédé sur le territoire havrais et recruter jusqu’à une cinquantaine de salariés, « essentiellement des personnes éloignées de l’emploi »
·ouest-france.fr·
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